Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 16:48

Comment occuper ses vacances quand on est en Guadeloupe?
J'ai déja parlé de notre sport favori: la remonté de rivière avec baignade dans des piscines naturelles entourées de verdure. Malheureusement lors de notre dernière expédition, Léo s'est fait piquer la lèvre par une guèpe sauvage qui défend sa ruche placée sous les rochers des rivières. Le pauvre a eu la lèvre qui a gonflé jusqu'au landemain.
Ces promenades en forêt nous donnent l'occasion d'admirer les trésors de la nature Guadeloupéenne, avec par exemple des arbres géants entourés de lianes pendantes, comme sur la photo où Anne-maeva a l'air miniscule.

Ces promenades dans la nature nous donnent aussi l'occasion de nous fournir en nourriture. Nous sommes redevenus des cueilleurs comme nos ancêtres. En fait il y a belle lurette que nous n'achetons presque plus de fruits dans les supermarchés. Il suffit de repérer les arbres fruitiers et d'aller se servir. A une époque où les journaux télévisés nous gavent de reportages sur la vie chère, sur le budget des ménages qui oblige à faire des économies sur tout et bien entendu à commencer par se priver de fruits de saison (on ne va quand même pas gréver le budget téléphone mobile!), nous, on cueille sur l'arbre.
Vous avez sur cette photo le résultat de notre dernière récolte: des piments (forts ou végétariens); une noix de coco sèche, des mangues, des citrons verts, deux avocats et beaucoup de maracoudjas, qu'en France on appelle plutôt des fruits de la passion. Il manque encore les Quenettes que nous avons cueillies le landemain. Avec tout ça, on se régale, même si ça ne remplace pas les bonnes fraises, cerises et mirabelles qui nous manquent un peu . Bon appétit.

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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 17:39

 10 ans séparent le 14 juillet 1998 du 14 juillet 2008, 3650 jours de mariage. Nous avons fêté cet évennement aux Saintes en famille. Les saintes sont deux îles au sud de la Guadeloupe. Elles sont peu peuplées et tellement petites que l'on ne s'y déplace qu'à pied ou en scooter. Chaque matin, plusieurs bateaux débarquent des centaines de touristes venus de Guadeloupe, qui repartent le soir: c'est alors le plus intéressant, quand on reste en petit comité avec les habitants. On a dormi deux nuits là bas, le temps de faire le tour de l'île, de visiter le fort Napoléon, et de se baigner. Le 14 au soir pour fêter dignement nos 10 ans, on a mangé dans un très bon restaurant au décor complettement baroque.
Depuis notre chambre d'hôtes, on avait vue imprenable sur la très belle baie des Saintes, et on voyait au loin Basse Terre. On était donc tout près de la Guadeloupe, mais ces trois jours ont tout de même été un vrai dépaysement
Quand à nos 10 ans de vie commune, si on devait dresser un bilan, je compterais d'abord les endroits où nous avons vécu et d'où nous gardons de bons souvenirs (les mauvais ont disparus): Champagnole (Jura); Schoelcher puis Sainte Luce (Martinique), Mandeure, Blamont, puis Bannans (Doubs) et enfin Sainte Rose (Guadeloupe). Ensuite ces 10 ans ont vu naître nos deux enfants: Anne-maeva en 2000 et Léo en 2003. Il y aurait bien d'autres choses à raconter mais je m'arrête là.
Pour terminer je voudrais préciser à ceux qui consulteraient ce blog, qu'il n'y a pas que la remonté de rivière comme ativité en Guadeloupe. Il y a bien évidemment la baignade dans des plages sublimes et en ce moment je suis en train d'initier les enfant à l'utilisation du masque et du tuba pour admirer les fonds marins. sur cette photo, par exemple, la plage de la caravelle à sainte Anne.

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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 17:18

A la chute de l'immobilier je préfère les chutes d'eau!
Oui je sais c'est un peu con comme titre, mais comme j'ai deux choses à dire et qu'elles n'ont pas de rapport entre elles, j'ai essayé un jeu de mots vaseux dont je m'excuse.
La première chose est une mésaventure arrivée mercredi. En consultant le journal gartuit "Paru Vendu", je découvre l'annonce suivante chez l'agent immobilier de Sainte Rose: "A Sainte Rose, Sofaïa, villa bois F3 + 2 bungalows sur 3000 m2 clos avec piscine et vue mer: 270 000 Euros". Pour les non initiés qui ne connaissent pas le marché de l'immobilier en Guadeloupe, ça ne veut pas forcément dire grand chose, mais moi je me suis précipité à l'agence.
- Bonjour madame, je viens prendre quelques renseignements sur une maison à vendre à Sainte Rose.
La commerciale me regarde et me dit "j'espère que ce n'est pas pour la maison à 270 000 Euros".
- Si, pourquoi?
- Il y a une erreur, en fait elle est à 440 000 Euros.

Ce qu'il faut savoir, c'est que Sofaïa est le quartier résidentiel sur les hauteur de Sainte Rose, où la vue sur la mer est géniale, que la location de deux bungalows suffirait à elle seule à rembourser le pret fait à la banque et que la présence d'une pisacine avec vue sur mer est une garantie pour attirer les touristes. Dans notre grande naïveté, on se voyait déjà installés au bord de la piscine en train de recevoir des touristes, la famille ou les amis. Alors qu'avec un peu de jugeotte on se serait rendu compte que les 270 000 Euros ne représentent même pas le prix des 3000 m2 de terrain.

La vendeuse pour me consoler m'a promis une chute prochaine des prix de l'immobilier. En attendant, pour me consoler, je suis allé remonter la rivière Baille-Argent avec les enfants . On a trouvé un bassin avec une petite chute d'eau:c'était notre piscine à nous, au beau milieu de la forêt. On s'est vraiment éclaté.

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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 03:13

Etant donné que j'écris cet article le jeudi 3 juillet, cela veut dire que ça fait deux jours que nous sommes en vacances. Nous c'est les enfants et moi. J'exclue Katia car elle a trouvé du boulot. Elle exerce son métier d'aide soignante depuis le 6 mai dans une maison de retraite à 21 km de la maison .
Sur la photo vous pouvez admirer la 206 que Katia a
acheté et derrière la maison de retraite toute neuve où elle va travailler. En fait il s'agit d'un ancien centre d'hébergement pour touristes dernièrement réhabilité en maison de retraite sur la commune du Lamentin. C'est donc une structure toute neuve qui ouvre ses portes. Cela explique pourquoi nous ne rentrerons pas en métropole cet été. Pendant que Katia va au travail (parfois de nuit), je me retrouve seul à la maison où je m'exerce à préparer de bons petits plats. Vous pouvez admirer sur la deuxième photo un magnifique plat de lasagnes aux fruits de mer.
Sinon, pour les jours où Katia ne travaillera pas, nous avons prévu un programme classique: baignade et randonnées pour découvrir le sud de Basse Terre, région montagneuse et forestière que nous ne connaissons pas encore très bien.  Bonnes vacances à tous ceux qui le sont et patience pour les autres, votre tour viendra.

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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 03:18












De même qu'il est vrai que la froidure revigore (parole de Franc-Comtois), de même la chaleur rend mou. Le corps devient mou, moite, transpirant, le cerveau se ramoli aussi, il s'installe une certaine torpeur qui pousse à la sièste. Regardez en Espagne (qui n'est pourtant pas un pays tropical), comment les habitants font des sièstes en été en début d'après midi.
ici, on a enfin notre saison sèche et chaude, avec au moins deux mois de retard, mais "vieux motard que jamais". Mais savez vous ce que c'est que la
saison chaude?
Du lundi au vendredi, je me lève à 6 heures du matin pour aller au travail à 7 heures. or, à 6 heures, le soleil est déjà levé depuis 30 minutes et le thermomètre intérieur de la maison affiche 27°.
Ici pas besoin de gratoire pour le givre!
Par contre dans ma salle de classe: c'est la fournaise. Un préfabriqué posé sur une pente exposée plein sud-ouest. Dès 9 heures, la température dépasse les 35 ° et les pauvres brasseurs d'air au plafond ne font que renvoyer de l'air chaud.
Cette salle de classe,  c'est celle en photo. Je l'aime bien. Spatieuse, et sobre. Moi, debout devant le tableau, j'aperçois la mer, mais les élèves n'ont que moi comme point de mire, avec pour seule distraction, une carte de l'Union Européenne. On dirait un temple protestant.
Mais en cette fin d'année, ce sont surtout les esprits des élèves qui s'échauffent. Une fois passé le premier juin, leur esprit n'est plus aux études et il parrait qu'après le 15 juin il ne seront plus très nombreux à venir en cours. Quand je pense qu'à Seloncourt les élèves venaient nombreux jusqu'au 2 juillet...

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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 03:39

Il y a tout juste un an, Viergela et Ti'Jo, les parents de Katia, arrivaient d'Haïti pour un séjour de deux mois en France. Que de bons souvenirs ! Il est temps de jeter un coup d'oeil rapide sur leur situation un an après. Haïti fait à nouveau la une de l'actualité. Encore une fois, ce n'est ni pour l'excellence de sa culture, ni pour l'humanité des gens qu'on y rencontre, ou leur débrouillardise. Non, comme d'habitude les caméras occidentales débarquent quand ça va mal. Les Haîtiens manifestent à Port au Prince contre la vie chère. J'entends d'ici certains s'écrier: "y'a rien de nouveau sous le soleil, nous aussi en France on a des problèmes de pouvoir d'achat".
Certes, notre problème de pouvoir d'achat va nous empêcher d'acheter le dernier téléphone portable à la mode, il fallait choisir entre lui et les vacances au bord de la mer de cet été.
En Haïti, la vie chère, c'est le prix du riz qui double ou qui triple. Et les gens qui manifestent sont ceux qui n'avaient déja pas de quoi s'acheter leur bol de riz quotidien. Imaginez vous sortir de chez vous le matin en laissant femme et enfants à la maison, les placards vides, et ne rien pouvoir leur ramener à manger de toute la journée.



Comment en est on arrivé là? Haïti produisait son propre riz, "riz lacrète", dans la plaine de l'Artibonite. Or il y a dix ans, lorsque j'étais là bas, c'était la crise pour les petits producteurs de riz Haïtien. Ils abandonnaient peu à peu le métier, laissant la friche envahir leurs cultures. La raison est simple: l'arrivée sur les marchés haïtiens de riz américain meilleur marché que le riz local. Ce sont les exportations de riz US subventionné par l'administration américaine qui a tué le riz Haïtien. Maintenant que le prix des produits agricoles s'envole au niveu mondial (à cause de la hausse de la demande), on se demande qu'est-ce qu'Haïti a fait de son riz...
Ne croyez pas que j'en veuille particulièrement aux Etats Unis, la France fait la même chose en Afrique, c'est au système qu'il faut s'attaquer, et à l'écrasement de l'économie des pays pauvres par l'économie des pays riches.
Et mes beaux parents dans cette affaire? Ils mangeront tant qu'on pourra financer leur achat de riz américain.
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 03:49

Ben oui ma p'tite dame, vous savez ce qu'on dit: "y'a plus de saisons"!
Combien de fois avez vous entendu cela (si vous êtes une femme bien entendu). Quand j'étais en métropole, la météo était le sujet de conversation numéro 1, devant l'élection présidentielle. Quand on voulait entamer une discussion avec quelqu'un, on l'abordait en lui parlant du temps. Et forcément on n'était jamais content. Que d'eau, quel froid de canard, j'en ai ras le bolle de déneiger ma voiture tous les matins, depuis combien de temps on n'a pas vu le soleil? Puis dès l'arrivée des beaux jours: oh il fait trop chaud, hein, on n'est pas bien, on n'est pas habitué.


Sur les chaînes de télévision, les pages de publicité les plus chères sont celles juste avant la météo entre le journal de 20 heures et l'émission qui suit, car ç'est là qu'assurément l'audience sera la plus forte.
Depuis peu certaines chaînes diffusent même un bulletin météo succin sur les îles françaises du bout du monde: ça fait rêver.

Et bien je dis faux, harchi faux, ne les croyez pas! Nous aussi, en Guadeloupe, on est victime du dérèglement climatique général de la planète. C'est ma sixième année dans les Antilles et c'est assez pour savoir qu'ici, la météo n'existe pas  ou en tout cas, n'est pas un sujet de conversation. Il n'y a qu'en période cyclonique qu'on prète attention aux bulletins météo pour savoir s'il va falloir se baricader.
Or cette année, un phénomène étrange se produit: le carême, qui est normalenet la saison sèche, n'a jamais été aussi pluvieux, venté, humide, bref pourri. Les allizés sont violents, la mer est démontée, les averses sont fréquentes et fortes. On a même eu un épisode de houle la semaine dernière digne d'un mini tsunami. La photo illustre bien le paysage actuel alors que d'habitude la saison est sèche, la mer turquoise calme et chaude.
Alors qu'on ne vienne pas nous parler de réchauffement de la planète, on songe même à revendre nos appareils de climatisation tellement il fait frais la nuit.
Conclusion, si vous êtes loin d'ici dans un pays où le temps n'est pas réjouissant, consolez vous en vous disant que même dans les Caraïbes il ne fait pas beau. Et ayez une petite pensée pour les pêcheurs qui ne peuvent même plus travailler en ce moment, la mer étant trop déchaînée.
C'est donc bien ce que j'avançais: "y'a plus de saisons ma petite dame
."

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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 20:30

C'est grâve docteur? Rassurez moi, on peut guérir?
Je crois que je suis atteint de cistite. Non je n'ai pas envie de pisser toutes les deux minutes, non ça ne me fait pas mal quand j'urine, je suis tout simplement tombé sous l'emprise des cistes.
Pour ceux qui ne sauraient pas ce que c'est , allez voir ce site:

http://www.cistes.net/
Là vous comprendrez. Il s'agit d'un principe génial: des trésors sont cachés par des inconnus, ce sont des cistes. Ils ont laissé sur le site une énigme ou une photo pour vous permettre de les découvrir. La boite cachée contient des objets et si vous la découvrez, vous devez en prélever un et en déposer un autre à la place. 
Vous pouvez également devenir cacheur de trésor. Samedi 29 mars, nous sommes allés à la recherche d'une ciste près du Moule, (Nord Grande Terre). Les enfants étaient totalement excités comme d'habitude, et c'est Léo qui a déniché le trésor. Regardez comme ses yeus brillaient au moment de la découverte: un vrai pirate des Caraïbes non? Il y a 57 cistes en Guadeloupe et vous pouvez compter sur nous pour qu'il y en ait d'autres prochainement.  


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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 02:40

Le jour J c'est le 28 mars 2008 et l'heure H c'est 9 heures.

C'est à ce moment précis que je commence mon blog. Il parlera de notre vie de famille sous les tropiques, dans cette Caraïbe si belle que j'ai voulu appeler le blog Caraïbelle. Exemple:
Une photo prise cette semaine d'une cascade sur la rivière Caillou, à Pointe Noire. Notre grand plaisir en famille, c'est de faire de belles balades dans la forêt tropicale, en remontant ou descendant des rivières à la recherche de paysages fabuleux et de bassins pour se baigner. Bien entendu, on aime aussi les plages et ce blog sera l'occasion de montrer quelques belles étendues de sable blanc ou jaune au bord de l'eau turquoise. Enfin on racontera notre vie de famille, des annecdotes sur le boulot, des commentaires sur l'actualité...
Je vous donne donc rendez-vous régulièrement sur Caraïbelle pour avoir de nos nouvelles.
A +
Transatlantique

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